Le Parisien. Des enquêtes criminelles résolues grâce à des preuves ADN délirantes.

Grâce aux progrès de la science, il est désormais possible d’identifier les auteurs d’infractions par leur ADN, outil indispensable en matière de droit pénal. Car il est monnaie courante que des meurtriers ou cambrioleurs imprudents laissent sur la scène de crime des empreintes digitales ou des cheveux.

Si certain pensent avoir commis le crime parfait en essuyant ces traces, vous verrez que l’ADN peut parfois leur jouer de drôles de tours.

C’est le cas de ce sicilien qui a tué en 2006 un prostitué transsexuel. Malgré les forts soupçons de la police, rien ne permettait de le relier au meurtre. Sa maison, sa voiture et ses vêtements, passés au peigne fin, n’avaient révélé aucune trace d’un quelconque passage de la victime. Et pourtant c’est un geste bête qui l’a trahi, car les enquêteurs ont en effet retrouvé du sang de la victime, piquée la veille, dans les restes d’un moustique qu’il avait écrasé d’impatience sur le mur de son salon, le lendemain des faits.

En 2012, David Hiler a été condamné à la prison à vie avec 12 ans de sureté pour l’homicide d’un homme retrouvé démembré sur une plage de Grande-Bretagne. Et c’est l’ADN de son chat qui l’a trahi car les poils retrouvés sur le corps et comparés avec la base de donnée créée par l’Université de Leicester qui a recueilli le fichier génétique de 152 chats, ont en effet permis de l’identifier formellement.

En juin 2010, c’est un Caïd marseillais qui à été condamné pour un braquage vieux de plus de 21 ans grâce à un mégot retrouvé à l’époque sur la scène de crime.

L’ADN, s’il est invisible, est donc la reine des preuves puisque chaque être humain possède une combinaison d’allèle propre qui rendent sont programme génétique unique.

Et pourtant en 2015, des frères étaient soupçonnés sans que l’on puisse déterminer lequel des deux était l’auteur d’une série de viols et agressions sexuelles commise à Marseille entre 2012 et 2013. En effet, les frères Gomis sont des jumeaux monozygotes qui ont donc avec le même patrimoine génétique. Heureusement, l’un des deux frères Yoan a fini par avouer après que son frère Elvin a passé dix mois en prison à sa place.