Le Parisien. Fausse alerte à la bombe, que risque l’auteur?

Une clinique et une université à Toulouse, un train entre Cannes et Nice, une zone commerciale à Carcassonne, un lycée de saint Omer, la gare de Lyon, le palais de justice, le RER A à Paris… Tous ces lieux ont en commun d’avoir, dans les quelques suivant les attantats de novembre dernier à Paris, été victimes de fausses alertes à la bombe perturbant leur fonctionnement et semant la panique.

Début janvier, un homme a été à condamné par le tribunal de grande instance de Dunkerque à verser une amende de 200.000 euros de dommages et intérêts à EDF pour avoir fait croire qu’une bombe allait exploser dans une centrale nucléaire.

En septembre 2015, l’homme à l’origine d’une série de fausses alertes à la bombe à la tour Eiffel, à la tour Montparnasse, et au théâtre du Châtelet en février dernier, a été condamné à un an de prison dont quatre mois ferme par le tribunal correctionnel de Paris.

La multiplication des attentats en Europe s’est en effet accompagnée d’une hausse exponentielle du nombre de fausses alertes. Dans ce climat de terreur, les tribunaux font preuve d’une grande sévérité à l’égard de ceux qui y participent.

En droit pénal, le code pénal punit en effet jusqu’à deux ans de prison et 30.000 euros d’amende le fait de communiquer ou de divulguer une fausse information dans le but de faire croire qu’une destruction, une dégradation ou une détérioration dangereuse pour les personnes va être ou a été commise. Ayant la volonté d’attirer l’attention, de semer le chaos ou simple pulsions inconsciente, ils sont de plus en plus nombreux à s’emparer de leur téléphone pour alerter les services de polices d’une attaque imminente et leurs motivations ne sont ainsi pas toujours claires.

Un homme de 44 ans vient d’être condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir faussement dénoncé aux services de police la présence d’un colis suspect à l’intérieur du Conseil des prud’hommes en septembre 2015. Ses deux coups de fils anonymes avaient entrainé l’évacuation du bâtiment et la mobilisation d’importants effectifs de police. L’homme a expliqué aux policiers qu’il n’avait trouvé que ce moyen pour faire reporter une audience à laquelle son beau-frère devait assister sans avoir pu réunir tous les justificatifs nécessaires à sa défense.

Eloignez donc vos enfants du téléphone et ne vous laissez pas tenter par un mauvais canular téléphonique, il pourrait vous coûter cher !