Le Parisien. Quel est le point commun entre Eric Zemmour, Christine Boutin ou Robert Ménard ?

Après avoir affirmé que les écoles de sa ville comptaient, je cite, « trop de musulmans », le maire de Béziers Robert Ménard doit répondre devant les juges de Paris pour provocation à la haine raciale.

Si les juges le déclarent coupable, l’ancien secrétaire général de Reporters sans frontières ferait donc partie de la longue liste des politiciens et personnalités de la vie publique jugés pour ce type de dérapage raciste.

Le chroniqueur Eric Zemmour a été condamné en novembre dernier en appel à 3 000 euros d’amende pour provocation à la haine envers les musulmans pour avoir déclaré que les musulmans « ont leur code civil, c’est le Coran »

L’ancien président du Front national Jean-Marie Le Pen, champion de la condamnation pour incitation à la haine raciale, apologie de crimes et guerre et contestation de crime contre l’humanité, vient d’ailleurs d’être condamné pour la deuxième fois, pour avoir qualifié les chambres à gaz de « détail » de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale.

Le comédien Dieudonné M’Bala M’Bala, quant à lui a été condamné régulièrement pour avoir parlé dit entre autres « moi, je me sens Charlie Coulibaly » ou encore pour avoir disserté en détenu de Guantanamo, fers aux pieds sur le rôle qu’il attribue aux juifs dans la traite des Noirs.

Ou encore Christine Boutin, la fondatrice du Parti démocrate chrétien, condamnée pour avoir qualifié l’homosexualité « d’abomination ».

En droit pénal de la presse, le délit de provocation à la haine raciale ou violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap est puni d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.