Le Parisien. Sextape, attention aux lourdes sanctions.

Une sextape, c’est une vidéo érotique ou pornographique amateur destinée à un visionnage privé et souvent faite par des célébrités. Ces dernières années, plusieurs célébrités ont vu leurs sextapes dévoilées sur internet, malgré une opposition plus ou moins virulente à leur diffusion.

La mise en ligne présumée ou avérée de ces vidéos peut être un moyen efficace de créer le buzz autour de la personne mise en scène. Par  d’exemple, la diffusion de la sextape de Paris Hilton en 2003 ainsi que celle de Kim Kardashian en 2007 ou encore le chantage à la sextape de Mathieu Valbuena en octobre 2015 les a élevées à un nouveau niveau de célébrité, les plaçant à la une des magazines et des émissions de télé-réalité.

Mais il faut distinguer celles qui sont voulues et utilisées comme un outil de communication, de publicité et celles dont la diffusion par un être malveillant peut faire un mal conséquent à la personne filmée et à son entourage.

Il faut savoir que l’auteur de la diffusion d’une sex tape encourt aujourd’hui en droit pénal français une peine de un an de prison, une amende de 45.000 euros sans parler des dommages et intérêts. Un projet de loi est discuté en ce moment au Sénat pour faire passer à deux ans la peine de prison.

Si vous êtes victime de diffusion d’une sex tape, il faut réaglir vite pour protéger votre droit à l’image et droit au respect de la vie privée. La procédure à suivre est la suivante:

1. de tenter de supprimer par vous-même la vidéo en adressant des signalements au site qui la diffuse

2. De déposer plainte auprès du commissariat ou de la gendarmerie la plus proche et

3. De consulter si possible un avocat qui pourra, entre autre, déposer une procédure en référé, c’est à dire en urgence pour supprimer la diffusion de la sex tape compromettante.

Ce genre d’affaire peut avoir des conséquences très poussées. Dans le cas de la sexe tape de Valbuena, la FFF, la fédération française de football s’est constituée partie civile s’estimant elle aussi victime collatérale.