Parole d’avocat. Comment rédiger son testament ?

Qui ne sait jamais interrogé sur savoir s’il allait ou pas rédiger son testament ? Au moins un Français sur dix a déjà prévu le sien. Alors, comment fait-on un testament ?

Il s’agit du testament d’un acte juridique très précis et régis par le droit. Le non-respect de certaines règles peut entrainer sa nullité.

Il existe 3 types de testament :

Premièrement, le testament dit olographe est le plus répandu et pour être valable, il doit être entièrement écrit de la main du testateur, daté précisément, le jour, le mois, l’année et signé, le mieux étant de numéroter chaque page et de les parapher. La date est essentielle car elle permet d’apprécier la capacité du testateur au jour où le testament a été rédigé et, si, hypothèse à envisager, on retrouve plusieurs testaments, la date permettra de déterminer lequel est valable. Il faut aussi être le plus clair possible et ne pas laisser de doute sur la nature du document, parce que sinon le testament devra être interprété et la volonté du testateur pourrait être trahie. Selon les experts de la question, le mieux est encore de commencer son testament en écrivant noir sur blanc « ceci est mon testament ». Ensuite, il faut éviter les formules telles que « je souhaite ou j’aimerais léguer ma maison à X », qui pourront être interprétées, et préférer les expressions qui expriment clairement la volonté du testateur : « je lègue ma maison à X ». Enfin, il faut indiquer avec précision les noms, prénom, adresse et le lien de parenté éventuel des différents légataires, pour qu’aucun doute ne soit permis quant à leur identité. Le principal inconvénient d’un testament olographe est le risque de commettre une erreur, tant sur la forme que sur le fond ; un notaire peut vérifier sa validité mais ce n’est pas obligatoire.

Deuxièmement, il existe également le testament authentique : c’est le testament dicté à un notaire en présence de deux témoins ou bien dicté à deux notaires.

Enfin, le testament dit mystique est très rare. Il s’agit d’un testament écrit par le testamentaire ou un tiers, qui est clos, caché et scellé puis remis en présence de témoins à un notaire.

Que faire de votre testament ?

Pour éviter que votre testament ne disparaisse (qu’il soit égaré, voire détruit), la meilleure option est celle de le confier à un notaire. Celui-ci le fera enregistrer au fichier central des dispositions des dernières volontés. Le notaire chargé du règlement de la succession a l’obligation de consulter ce fichier. Il saura alors si un testament a été établi et auprès de quel notaire il est déposé. Il est également possible de conserver son testament chez soi ou de le déposer dans un coffre en banque, mais le risque est qu’il ne soit pas découvert à temps.

Enfin, il convient de surligneur certaines choses qu’il s’agit d’éviter lors de la rédaction de son testament. Il ne faut pas enregistrer ses dernières volontés sur une cassette vidéo ou audiovisuelle, car ces enregistrements n’ont aucune valeur juridique. Par ailleurs, il faut éviter d’écrire son testament à la machine à écrire ou sur un ordinateur car il ne sera pas valable, même si toutes les pages comportent la signature manuscrite du testateur. Le fait d’écrire son testament à deux, avec son conjoint ou son concubin, ou le faire signer par ces derniers entraîne sa nullité, car chacun doit faire son propre testament.