Le droit à l’oubli

Des photos de vous un peu dévêtue prises lors d’une soirée bien arrosée trainent sur internet.

Ou des articles du journal du lycée dans lesquels vous appeliez à la légalisation du cannabis ?

Autant de bons souvenirs qui se rappellent à vous alors que vous postulez aujourd’hui pour un nouveau job dans une grande entreprise  et que vous souhaitez garder ces souvenirs pour vous.

Cette vie passée qui doit n’appartenir qu’à vous pourra le rester.

Aujourd’hui, vous avez le droit de demander le retrait des liens de recherche Google associés à votre nom si vous estimez qu’ils vous nuisent, qu’ils vous blessent.

Mais attention, leur retrait n’est pas automatique.

Il faut convaincre GOOGLE

Sachez qu’Un lien aura plus de chances d’être supprimé s’il est considéré comme obsolète ou faux. Vous devrez donc le prouver par tous les moyens, des témoignages, des photos ou en donnant l’annonce du poste auquel vous aspirez.

En revanche, il vous sera plus difficile de faire supprimer une condamnation pénale, par exemple, car cette information présente un intérêt dit « public ».

Alors, comment ça se passe, concrètement, pour exercer votre droit à l’oubli ?

La procédure se fait intégralement sur internet. Vous remplissez un simple formulaire mis en ligne par GOOGLE.

Vous attendez que le lien de «  nos copains d’avant » par exemple,  qui vous montre en train de boire une bière à 14 ans, dans l’enceinte du Collège,  soit supprimé.

Vous n’êtes pas seul à faire ce genre de requête.

Google a reçu plus de 130.000 demandes en 15 jours.

Et si Google refuse, vous pouvez prendre un avocat et poursuivre l’entreprise américaine devant les tribunaux Français. Vous vous fonderez  sur la décision européenne. GOOGLE vient d’ailleurs d’être condamné cette semaine à supprimer des liens sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard…